Un observatoire prospectif de l'emploi, de la professionnalisation et de la formation dans le secteur de la valorisation des patrimoines par le tourisme et les loisirs dans le Massif Central[2008 Sept.] Les premiers résultatsPourquoi un nouvel observatoire ? Aujourd’hui des observatoires de branches rendent compte des activités et de l’emploi, des compétences et des qualifications requises dans certains secteurs d’activités. Ces observatoires fournissent une photographie de l’état du travail dans ces secteurs. Ce nouvel Observatoire ne se substitue pas aux observatoires de l’emploi existants. L’ambition est ici de travailler avec eux et en
Les premiers résultats 1) Des chiffres -Plus de 30 visites de terrains (Pôles d’excellence rurale, Sites remarquables -Une cinquantaine d’entretiens d’acteurs du patrimoine rural (sur place ou -Une quantaine d’enquêtes de PER conduites et analysées -Une vingtaine d’experts et chercheurs mobilisés dans la conférence de -Une participation à une dizaine de congrès, séminaires et rencontres -Quatre réunions du Comité de pilotage Tous les participants soulignent l’importance d’un tel travail pour favoriser
3) Un modèle Actuellement l’observatoire identifie 4 niveaux d’intervention :
Télécharger le document Observatoire L’approche de l’Observatoire (Source):comprendre et modéliserL’observatoire prospectif de l’emploi, de la professionnalisation et de la formation dans le secteur de la valorisation des patrimoines, s’est attaché à rendre compte des caractéristiques du travail dans un secteur particulièrement mobile et flou pour donner aux acteurs de l’emploi et de la formation certaines clés pour mieux comprendre les processus de professionnalisation dans le patrimoine rural. Ces résultats ont été obtenus à travers l’analyse d’une quarantaine d’entretiens d’acteurs du patrimoine rural et d’une collaboration avec une vingtaine d’experts et chercheurs mobilisés dans une démarche de conférence de consensus. Précisons que la question du genre n’a pas été l’angle de travail pour construire un outil d’analyse. Ce n’est qu’à posteriori que les choses sont apparues. Avec une certaine évidence. La réalité des femmes a été déterminante pour construire des outils d’analyse Les personnes qui ont permis de construire une modélisation des activités et des processus sociaux dans leur plus grande complexité, sont surtout des femmes, en charge d’une TPE (Annie Castaldo à Bouzigues, Florence Castagné à Volvic, Nelly Choffrut à Billom ...). Les entretiens que nous avons eus nous ont permis de définir d’une part le périmètre de l’activité, puis de construire un modèle d’analyse. L’Observatoire Photographique des Territoires du Massif Central (OPTMC)L’Observatoire Photographique des Territoires du Massif Central (OPTMC) : un travail qui a largement contribué à rendre visible ces questions Il n’est pas toujours aisé de décrire son activité professionnelle ou son métier. Aussi l’OPTMC à mis en place, en collaboration avec Source, une méthode expérimentale utilisant la photographie comme moyen d’expression, et permettant d’explorer les jeux de regards existant entre la manière dont un acteur du patrimoine rural défini son activité et la manière dont celle-ci est vue par les acteurs appartenant à son réseau de travail. D’autre part l’OPTMC, sur chacun des sites sur lequel il a travaillé, a systématiquement choisi un homme et une femme exerçant le même métier, afin de rendre possible des comparaisons. Même si le nombre d’enquête ne permet pas en l’état de tirer des conclusions, elles confortent cependant les hypothèses de l’observatoire de Source, selon lesquelles les femmes seraient davantage impliquées que les hommes dans les différents champs de médiation (voir l’exemple ci-dessous). L’exemple de deux producteurs d’ail à Billom, un homme et une femme,
L’exemple de deux producteurs d’ail à Billom, un homme et une femme, à travers la focale de l’Observatoire Photographique des Territoires du Massif central (OPTMC) L’OPTMC a demandé à deux producteurs d’ails, un homme et une femme, tous deux inscrits aux Sites Remarquables du Goût de Billom (Puy de Dome), de présenter sous formes de photos commentées leurs activités par ordre d’importance et d’indiquer les 3 principaux partenaires avec lesquels ils sont en contacts dans leur travail. Voir l'exemple en détail [...] 1) Depuis quand ? Démarré en janvier 2008, la première année de fonctionnement de l’Observatoire a été consacrée à réunir un « noyau » de partenaires, des experts et chercheurs, des praticiens… définir les territoires partenaires et conduire des enquêtes de terrains. 2) Sur quels territoires ? Par son histoire commune avec le projet national Equal DEPART (Développer l’Emploi dans le patrimoine rural et sur les territoires), l’observatoire porte intérêt à l’ensemble du territoire français, mais ses investigations et partenaires principaux sont principalement localisés dans le Massif Central. 3) Pour faire quoi ? Il s’agit de rendre compte des caractéristiques du travail dans unsecteur particulièrement mobile et flou pour donner aux acteurs del’emploi et de la formation les clés de la professionnalisation dansle patrimoine rural. 4)Pourquoi un nouvel observatoire ? Aujourd’hui des observatoires de branches rendent compte des activités et de l’emploi, des compétences et des qualifications requises dans certains secteurs d’activités. Ces observatoires fournissent une photographie de l’état du travail dans ces secteurs. La réalité du travail dans le patrimoine rural a déjà fait l’objet de quelques investigations. Des dynamiques d’activités autour du Comment qualifier en effet ce technicien d’une communauté de communes qui est chargé de l’entretien de zones humides, de Ce nouvel Observatoire ne se substitue pas aux observatoires de l’emploi existants. L’ambition est ici de travailler avec eux et en En savoir plus sur l'observatoire [2008 Oct.] Comment l’observatoire travaille-t-il ?La méthodologie de travail adoptée par l’observatoire est la conférence de consensus : L’Observatoire fonctionne avec un Comité de Pilotage (quatre réunions par an). - Premier comité de pilotage - 16 janvier 2008 Cette démarche permet d’organiser dans un premier temps des échanges et des transactions entre des praticiens du patrimoine, du tourisme et des activités de loisirs ; ensuite des acteurs de la formation dans ces secteurs d’activités ; enfin des chercheurs sur les questions du travail, de l’emploi, de la formation et des secteurs professionnels. 1) Avec qui ? 2) Pour qui ? [2008 Oct.] Les enjeux
Les collectivités territoriales nouvelles voient dans le patrimoine et le tourisme rural en particulier, unesource d’emplois et un potentiel d’attractivité dont rendent compte la plupart des projets de territoires(SCOT ou CLD par exemple). A la fois enjeu, mais aussi résultat des décisions et des actions au niveaude nouvelles gouvernances locales, ces activités sont pour le territoire, structurantes. Et c’est dans cetteperspective que le pilotage de ces emplois, qu’ils soient dépendants de la collectivité territoriale, dusecteur privé ou du milieu associatif, devient aussi un outil stratégique. C’est pourquoi il est important de : 1) Rendre compte des caractéristiques du travail et des activités dans le patrimoine rural, secteur d’emploiparticulièrement mobile et flou dont il reste encore à définir les «limites». 2) S’interroger sur la façon dont doit se redéployer la formation professionnelle, considérant que le modèle principal de la diffusion (de connaissances, de normes, de savoir-faire, etc.), encore largement répandu en formation, risque, ici, d’être épuisé. Il convient d’explorer et de rendre compte de ce que la formation réussit à faire, parfois sans le savoir, et qui dépasse très largement le modèle diffus. D’où un observatoire pour rendre compte, avec des terrains pour tester et expérimenter ces questions. Les nouvelles scènes de gouvernances locales sont aussi l’occasion d’éprouver de nouvelles formes decollaboration et de régulation sociale du travail qui sont assez éloignées des procédures et des partenariatsinstitués. On y retrouve assez souvent pour le secteur professionnel du patrimoine et du tourismerural en particulier, des regroupements d’employeurs par exemple et des organisations interprofessionnelles capables de produire des référents sur les modes d’exercice professionnel agricole : espace social entre les mondes agricole et non agricole, dont la mission d’animation rurale etterritoriale qui lui est confiée, rend tout à fait légitime son implication. Les nouvelles formes et finalités du travail en agriculture sont aujourd’hui l’objet de débats et de négociations,qui opèrent au coeur des lieux de gouvernances locales. Pourtant une certaine distance entre la sphère agricole et non agricole tend à altérer ce nécessaire débat autour du rôle et des fonctions de l’agriculture. N’est ce pas là un des enjeux pour l’enseignement agricole, que de devenir une des scènes d’un tel débat ? On voit certaines initiatives dans ce sens aujourd’hui dans certains établissements comme celui de Rodez par exemple, où le lycée organise un espace d’inter médiation entre acteurs locaux agricoles et non agricoles. Ces espaces participent à la construction et la diffusion de ce que pourrait être l’agriculture de demain. L’observatoire prospectif des emplois et de la formation sur le patrimoine rural devra alors pouvoir rendre compte de la façon dont, sur ces espaces, l’enseignement agricole accompagne et se redéploie pour gérer les transformations et les modernisations que suggère la prise en charge, par l’agriculture, de la gestion et de la valorisation des patrimoines ruraux.
En savoir plus sur l'observatoire [2008 fév.] L'organisation de la conférence de consensusLa mise en place de l'observatoire s’organise selon les principes d’une «conférence de consensus » sur l’année 2008. Cette démarche permet d’organiser dans un premier temps des échanges et des transactions entre des praticiens du patrimoine, du tourisme et des activités de loisirs ; ensuite des acteurs de la formation dans ces secteurs d’activités ; enfin des chercheurs sur les questions du travail, de l’emploi, de la formation et des secteurs professionnels. Les grandes étapes de la conférence de consensus :
Le projet au 30 septembre 2007 : [PDF] [2008 Janv.] L'observatoire réunit son comité de pilotage 1Le premier comité de pilotage s'est tenu le 16 janvier 2008 à l'Enita de Clermont-Ferrand, , il avait pour but de formaliser la première question et l'organisation de la démarche de conférence de consensus :
La mise en place de l'observatoire s’organise selon les principes d’une «conférence de consensus » sur l’année 2008. Cette démarche permet d’organiser dans un premier temps des échanges et des transactions entre des praticiens du patrimoine, du tourisme et des activités de loisirs ; ensuite des acteurs de la formation dans ces secteurs d’activités ; enfin des chercheurs sur les questions du travail, de l’emploi, de la formation et des secteurs professionnels. Ces échanges sont administrés par un comité de pilotage, et consistent en un travail de rédaction et de synthèse par des experts qui visent à faire « l’état de l’art ». Lire le compte-rendu de la réunion du 16 janvier 2008 : [PDF] [2008 fév.] Première itérationNote de cadrage pour les experts du 8 février 2008 [PDF] [2008 mars] Comité de pilotage 2 : préparation de la deuxième itérationLe deuxième comité de pilotage du 31 mars 2008 Préparation de la seconde itération [PDF] [2008 mai] Cadrage de la deuxième itérationLire le compte-rendu [PDF] [2008 Oct.] L'observatoire réunit son comité de pilotage finalLe comité de pilotage final s'est réuni les 21 et 22 octobre 2008 à l'Enita de Clermont-Ferrand. L’observatoire des emplois liés à la valorisation du patrimoine et au tourisme en Massif central a produit en 2007-2008 un outil d’analyse des situations professionnelles. Il souligne les enjeux clés pour professionnaliser les salariés, ce qui aide les collectivités et les acteurs de la formation à se repositionner et à innover dans leur accompagnement de projets. Ce séminaire (alternant séance plénière et ateliers) s'était donné comme objectif une production écrite par les experts du comité de pilotage à l’issu des 2 jours. L'exposition Voilà le travail ! et les outils développés dans le cadre de cette exposition ont été présentés aux participants.
A cette occasion une partir de l'exposition Et voilà le travail! a été présentée
Développé dans le cadre du projet Equal DEPART avec le soutien financier du Fonds social européen, de la Diact Massif Central au titre de la convention Interrégionale Massif central et du Conseil Régional d'Auvergne |
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